strabic.fr

Réalité augmentée, humanité diminuée ?

Le cumul des différentes révolutions technologiques de ces dernières années (Internet, miniaturisation, mobilité, géolocalisation…) va inexorablement amener nos usages numériques à fusionner autour d’une technologie de synthèse : la réalité augmentée. Nos smartphones, (demain nos lunettes), superpose(ro)nt à la réalité des calques d’information numérique pour la plus grande excitation des consommateurs en quête de paradis technologiques et celle des publicitaires comme avancée exceptionnelle dans le contrôle du temps de cerveau disponible. Décryptage du processus d’implantation d’une technologie annoncée.

La réalité augmentée, nuage décisif du paradis technologique

De l’apparition du code-barre à la puce NFC, l’informatique ubiquiste nous promet pour bientôt un “Internet des Objets”, un monde où nos objets du quotidien interagiront avec nous de manière fluide via les technologies numériques. Les progrès fulgurants en reconnaissance d’image nous permettent d’obtenir en temps réel toutes les informations disponibles en ligne sur les personnes, les lieux, ou les événements qui nous entourent. La généralisation de la géolocalisation des données donne accès à une information contextuelle à haute valeur ajoutée.

Ajoutons à cela l’interactivité de ces données via la reconnaissance gestuelle ou les innovations des interfaces haptiques, ainsi que leur amélioration participative (culture issue du monde du Libre et du web 2.0) et nous avons radicalement modifié le potentiel du numérique dans nos vies quotidiennes. Mais à quasiment chacune de ces avancées correspond un standard logiciel et une interface hardware spécifique. Pour interagir avec toutes ces données, le “technomade” aurait besoin de centaines d’appareils différents pour lire les codes barres, parler avec son frigo, localiser les toilettes publiques ou se faire guider jusqu’à une flashmob.

C’est là que la réalité augmentée prend tout son sens comme “killer interface” : en surimpression de la réalité, via une caméra, un accéléromètre, une boussole, un GPS et un écran sur nos smartphones (et bientôt dans nos lunettes), la réalité augmentée permet d’afficher en temps réel des calques d’information “virtuelle” sur ce que nous voyons. Toutes ces données ambiantes, tous ces capteurs et vecteurs d’informations colonisent le plus naturellement du monde notre sens principal, la vue, en temps réel et en 3D.

Rajoutons pour plus d’immersion des oreillettes pour le son, des commandes vocales ou haptiques pour l’interaction... Seule une connexion neuronale offrirait une immersion digitale plus totale dans ce paradis de l’information.

Usages et état des lieux de la réalité augmentée

La réalité augmentée est une technologie complexe. D’origine militaire, elle peut utiliser une grande variété de supports technologiques, au service de la plupart des secteurs. Quelques exemples d’utilisation déjà effectifs :

Alors pour quand est cette révolution ? Ce marché balbutiant n’est pas tout à fait prêt par manque de pénétration de smartphones suffisamment puissants, par méconnaissance de la technologie par le grand public et par absence d’un langage standard pour la réalité augmentée, qui permettrait à tous les calques d’être lus par la même application.

Mais chaque mois apporte son lot d’innovations techniques et l’inconvénient de devoir tenir le téléphone devant soi sera bien vite compensé par l’apparition des lunettes RA, lunettes vidéos équipées d’une caméra discrète, reliée au smartphone par Bluetooth ou par câble...

La RA mobile est déjà utilisée par bien des usagers et les choix industriels menant à l’usage de masse de la réalité augmentée ont été faits par les principaux acteurs des marchés multimédia depuis des années : des constructeurs de mobiles aux éditeurs d’applications, des producteurs d’OS aux équipementiers en télécommunication et jusqu’aux commissions publiques permettant à tout ceci d’arriver. D’ici deux à trois ans, la RA mobile sera en phase de maturité et tous les usages décrits plus haut seront enfin possibles. (Voir la conférence du 4 octobre 2011 à la Cantine : État de l’AR)

Il est maintenant posé que, sauf catastrophe économique majeure, d’ici quelques années, la RA va s’imposer massivement. Alléchant, non ? Elle s’imposera même si elle rapproche nos sociétés des cauchemars cyberpunks dont la science fiction nous abreuve (Matrix, Terminator, Minority Report, etc.), même si le réel et le virtuel se mélangent, même si le législateur s’arrache les cheveux sur des problèmes insolubles, même si nos intimités sont menacées, même si des millions d’enfants en deviennent dépendants… Car les phénomènes présidant à notre acception unanime d’une technologie discutable mais non discutée sont les mêmes depuis des milliers d’années.

Des dieux au techno-optimisme : un sacré pour un autre

L’imaginaire a toujours accompagné les avancées technologiques. La tentation de la “pomme” du savoir, celle de la boîte de Pandore, de la maîtrise du feu par Prométhée ou de l’usage du golem Emet... ces mythes antiques montrent que la crainte d’un usage sans limites des technologies était déjà présente dans les racines de nos civilisations. Et le logo d’Apple, la pomme croquée, illustre cyniquement cette “tentation technologique”, celle du savoir qui a mené à la méthode scientifique et à la mort des dieux.

Quand la Science a osé expliquer le “sacré”, elle l’a détruit et remplacé par cet idéal technologique, imaginaire mouvant d’une humanité capable de tout. Depuis, l’Occident n’a de cesse d’alimenter ses fantasmes : l’innovation technologique est le veau d’or, l’idole de notre temps. Rien ne doit arrêter “l’innovation”, au nom d’un “progrès” dont la beauté et la brillance masquent mal les immenses dégâts. Notre fascination désabusée pour les cyborgs nous apprend pourtant que la technologie étant pouvoir, son usage pose et repose les questions de bien et de mal ; nos mythes cyberpunks nous en rappellent les dangers...

Pour autant, nous acceptons comme une fatalité les excès technologiques et nous nous projetons avec délice dans un imaginaire utopique utilisant nos futures technologies uniquement pour le bien. C’est le débat sur la bioéthique, les nanotechnologies, les OGM etc. Le respect des droits humains ou de l’environnement n’est pas une raison suffisante pour remettre notre toute-puissance en question. Le principe de précaution détruirait l’idole qu’est l’humanité sans limite.

Pourquoi cet imaginaire d’une technologie forcément positive est-il façonné ? Comment s’impose-t-il à la majorité des gens sans aucune conscience des conséquences réelles de nos avancées technologiques pour la planète et ses habitants, de sorte que l’on soit toujours autant alléché par la prochaine technologie (la réalité augmentée ?) sans même se poser la question de son impact et de son sens ?

La fabrique des imaginaires technologiques

Les idéologies et religions avaient produit des visions du futur et inventé les instruments de propagande pour les installer dans les consciences collectives. Le marketing a repris tous ces outils et en invente d’autres pour construire à l’humanité un imaginaire collectif en le rendant enviable : dans un savant concerto à cordes sensibles (sentiment de toute puissance, ego, communautarisme, sexe... etc.), les marketeurs produisent à la chaîne des “univers de marques” qui ne sont autres que les mises en réalisme des innovations qu’ils vendent. C’est-à-dire des visions “pour l’humanité” de ce que sera notre quotidien demain. C’est le principe de base de la publicité : ce précieux “temps de cerveau disponible” que l’on expose à des univers de marques est la clef des débouchés commerciaux de l’industrie et de ses innovations constantes.

L’émergence des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) n’est pas un hasard : pour intensifier ce tour de force du marketing, il a fallu multiplier les points d’accès au cerveau en bradant et rendant quotidiens des bijoux technologiques, chevaux de Troie de l’uniformisation imaginaire, que sont les radios, les télés, les ordinateurs, les téléphones portables et, bientôt, les supports de réalité augmentée. Les NTIC, dont fait partie la réalité augmentée, sont autant de points d’entrée que le marketing utilise pour vendre sa sauce, et dont nos marchands ont le plus grand besoin. La disparition des frontières entre réel et virtuel que provoque l’usage de la réalité augmentée, et l’immersion totale qu’elle propose sont les pains bénis d’une nouvelle génération de pubards. Cette technologie n’est donc pas une simple “innovation produit” qui ferait son temps, c’est une évolution des NTIC particulièrement efficace en termes publicitaires, ce qui lui garantit une normalisation dans nos quotidiens.

Usant et abusant de nos tendances positivistes quasi mystiques, persuadant le législateur de l’intérêt “économique” d’implanter toujours plus les NTIC, les chantres de la réalité augmentée ont gagné d’avance et nos quotidiens seront augmentés, avec tous les avantages et inconvénients. Il ne tient donc qu’à nous, citoyens, hackers et membres de la société civile, d’en garantir un usage respectueux, de nous approprier ses forces et d’en combattre les excès.

Pour suivre l’information sur la réalité augmentée, un bon compte twitter : @paris_AR

-

Écrit par Pablo Grandjean, illustré par Vincent Broquaire.

-

notes & sources

Texte : creative commons - Illustrations : © Vincent Broquaire

Vous avez aimé cet article ? partagez-le !
7 contributions à cet article.
le Octobre 2011 vers 14 heures, proton à dit :

terminator, cyberpunk et journal papier

Hello
Suite à l’article sur cluny III en 3D, je me suis laissé tenté par la lecture de « Réalité augmentée, humanité diminuée ? ».
Comme pour « cluny III en 3D » je salue sincèrement le style rédactionnel très agréable.

Je suis par contre un peu en désaccord avec l’orientation très négative de cet article, du titre à la conclusion. Vous faites transpirer à chaque phrase votre peur de cette « réalité augmentée » qui menace nos enfants de dépendance et ouvre la porte aux côtés obscures de la communication (marketing, publicité, lavage de cerveau etc ...)

Dans un sens vous n’avez pas tort, mais cela ne s’applique-t-il pas également à la télévision ? Aux journaux papier remplis de pub ? D’ailleurs, le même discours n’est-il toujours pas tenu par certaines personnes au sujet d’internet ? Vous qui utilisez ce plus-que-média pour communiquer, alors qu’il « tue » les journaux papier, le cinéma, les artistes et leurs maisons d’édition, qu’il permet d’accéder à la pornographie, à la pédophilie, de consommer à outrance sans se déplacer, d’acheter de la drogue, de s’enfermer dans un autisme technologique en perdant tout contact avec la société, etc ...

Une simple affiche peut être une reproduction d’oeuvre d’art, une affiche de propagande nazi ou une pub pour le rasoir de ouf à 18 lames. La « mauvaise » utilisation d’un média ne date pas d’aujourd’hui !

D’autre part, la réalité augmentée est utilisée depuis très longtemps par les architectes (mise en situation de votre futur pavillon), les artistes, publicistes et autres ingénieurs. La nouveauté c’est le temps réel et l’affichage sur écran.

Il y a des bienfaits dans LES réalités augmentées : un outil facilitant l’apprentissage et le travail de la chirurgie, apportant une dimension ludique et pédagogique évidente à l’archéologie, l’histoire de l’art, l’architecture peut-il être mauvais ?

Bref, pas la peine d’être si négatif et d’en mettre plein les dents de cette « nouveauté » qui n’en est pas une. Pour moi la dernière phrase de votre article est juste, et elle s’applique à toutes les informations qu’on reçoit de tous les médias :
« Il ne tient donc qu’à nous, citoyens (...) et membres de la société civile, d’en garantir un usage respectueux, de nous approprier ses forces et d’en combattre les excès. »

Oubliez un peu le syndrome skynet, le traumatisme de Terminator : le danger vient d’ailleurs !

le Octobre 2011 vers 15 heures, Pablo Grandjean à dit :

Syndrome skynet ou rééquilibrage du débat ?

Bonjour,
J’aime beaucoup l’expression « syndrome Skynet ».
Vous le relevez, ces critiques s’appliquent également à la télévision et aux autres médias, dont les nouveaux médias (dits NTIC dans l’article). Et je précise textuellement dans l’article qu’ils sont tout autant critiquables, pour les mêmes raisons.
La différence que j’y vois et la raison du ton « alarmiste » de cet article est simplement qu’aucune ONG ou instance publique (à ma connaissance) n’a eu pour le moment les moyens ni le temps de se poser la question de l’impact sociétal possible de cette nouvelle technologie et d’en sensibiliser les gens. Et qu’en parallèle, je vois fleurir des positions très optimistes sans trop de recul, issues principalement de futurs usagers assez excités (par le rêve de toute puissance technologique ?) ou de businessman qui en feront leur fortune. Le débat est déséquilibré.
Mon propos n’est pas de condamner la RA comme technologie, (je suis intimement persuadé que c’est un énorme bon en avant dans les domaines de l’apprentissage, de la culture..Etc, sinon pourquoi m’en soucierais-je) mais bien d’appeler les citoyens à anticiper ses conséquences négatives et à s’approprier ses qualités.
On dit : l’outil n’est pas mal en soi, c’est la manière de s’en servir...
C’est vrai pour les NTIC et les médias.

A dire vrai, j’aimerais que les ONGs et le public, que les citoyens lambda et les hackers utilisent cette technologie dès son origine, pour des usages constructifs et créatifs : c’est d’abord (à mon avis) la raison d’être des nouvelles technologies et ce serait ensuite une garantie que les industriels de la RA « ouvrent » leurs réseaux sans en faire des monopoles au code privé, duquel il serait très difficile de sortir.
(La question du « langage standard » de la RA mobile n’est pas résolu, les grands acteurs se livrent à une « guerre des navigateurs » parce que posséder le copyright du code « standard » de tous les contenus RA serait extraordinairement profitable...c’est une longue histoire)

En gros, que le « Libre » (au sens libre de droit) gagne la bataille des standards sur les futurs réseaux de RA...Et là encore, les développeurs du libre ont fort à faire sur les technologies du web fixe et mobile et ne s’occupent malheureusement pas encore de RA...

Bref, pas de catastrophisme, juste tenter de rééquilibrer la balance vers plus de tempérance quand tout le web s’enflamme pour la RA sans mention des problèmes que ça peut poser...

Cordialement,
Pablo Grandjean

le Octobre 2011 vers 16 heures, Charles @strabic à dit :

terminator, le retour

Tout d’abord, merci de nous faire partager ton point de vue, Proton (bon ok on aurait pu se passer d’une référence au nazis, à la pornographie et aux pédophiles, mais sinon c’est bien argumenté).

À Strabic nous sommes convaincus qu’il vaut mieux publier des articles avec un point de vue bien défini, permettant de titiller le sens critique des lecteurs et d’engager (comme ici) des débats plutôt que de se cacher derrière une objectivité sans prise de risque.

Merci aussi à Pablo pour cette réponse bien détaillée, j’avoue que je trouvait cet article un poil manichéen aussi mais ce commentaire précise bien ta position.

le Octobre 2011 vers 17 heures, proton à dit :

désolé d’insister

Je suis désolé Pablo, mais dans votre réponse certains points me semblent un peu flous, certainement parce que je n’ai moi-même pas été très clair. Je pense que vous vous trompez sur la nature de la « réalité augmentée » :

  • vous me répondez : « qu’aucune ONG ou instance publique (à ma connaissance) n’a eu pour le moment les moyens ni le temps de se poser la question de l’impact sociétal possible de cette nouvelle technologie et d’en sensibiliser les gens. » C’est normal : il ne s’agit pas d’un nouveau média, mais d’une figure de style, d’un effet spécial, d’une utilisation astucieuse de médias existants. C’est un contenu : le score affiché en temps réel ou la pub en perspective pendant un match de rugby c’est de la réalité augmenté. Le média à surveiller c’est la télévision.
  • vous me répondez : « Mon propos n’est pas de condamner la RA comme technologie ». Certes, puisque la RA n’est pas une technologie. C’est, encore une fois, un effet spécial. Libre à vous de choisir quelle technologie employer pour arriver à intégrer un contenu virtuel sur une image du réel.
  • vous me répondez : « A dire vrai, j’aimerais que les ONGs et le public, que les citoyens lambda et les hackers utilisent cette technologie dès son origine, pour des usages constructifs et créatifs ».
    C’est déjà le cas, et depuis quelques temps. De nombreuse libs libres genre OpenCV proposent plein d’outils pour faire de la RA, sans parler des implémentations libres du Kinect de microsoft. Ca fait 15 ans que des chercheurs et des amateurs développent des outils libres sur le sujet.

Je ne comprend la suite de votre réponse sur « le « langage standard » de la RA mobile » , la « « guerre des navigateurs » », « posséder le copyright du code « standard » de tous les contenus RA serait extraordinairement profitable ». Il ne s’agit de la formule pour transformer le plomb en or, tout le monde peut développer une application de RA sur un média quelconque...
Enfin, la RA ne s’applique pas qu’au Web.

le Octobre 2011 vers 19 heures, Pablo Grandjean à dit :

guerre des navigateurs

Vous avez raison, la RA n’est qu’un cumul de technologies pré-existantes et libre à nous de choisir notre manière d’en faire.
Et des kits libres existent (comme OpenCV, Artoolkit étant, je crois, l’un des plus connus) - ils sont plus rares pour de la RA mobile.

Mais on ne parle pas de la même chose. Je ne parle pas de faire une application de plus de RA mobile (ce qui est à la portée de n’importe quel développeur ambitieux) mais je parle des « navigateurs de réalité augmentée » (sur smartphones, je ne parle pas des autres supports comme les écrans géants), c’est à dire des environnements standards à partir desquels les propriétaires de contenus et les développeurs peuvent créer des calques de RA compatibles les uns avec les autres, sur la même application, ce qui est mon horizon d’analyse pour la généralisation de la RA (Ouvrir une application différente à chaque fois qu’on veut utiliser un autre calque d’informations n’est pas pérenne en termes d’usages).

Mon postulat - comme celui des principales compagnies du secteur - est que ces « environnements » standards seront les bases de travail pour éviter d’avoir à tout recoder à chaque application. Exemple : Je m’appelle Wikitude, Layar, Junaio, Daqri...etc (voir cette liste qui n’est pas tout à fait juste mais qui montre que ce n’est pas un phénomène que j’invente : http://www.arvertising.com/news/201...) : j’offre un kit de développement gratuit qui permet de gagner des centaines d’heures de dev par applications, en échange du fait que l’utilisateur doivent utiliser mon standard et donc installer mon application. Le but étant évidement de truster le marché, et d’obliger tous les éditeurs d’applications de coder également ses POI (ou ses modèles 3D) et leurs interactions dans mon propre environnement.
Sur ce front là (qui est à mon avis LE vrai sujet dans la RA mobile), le libre existe mais est loin d’être aussi utilisé par les développeurs et les utilisateurs que les gros navigateurs précédement cités (Junaio, Wikitude et Layar). Est-ce que cette explication vous éclaircit la suite de ma précédente réponse ?

Et au sujet de votre premier point, vous dites
« il ne s’agit pas d’un nouveau média, mais d’une figure de style, d’un effet spécial, d’une utilisation astucieuse de médias existants. C’est un contenu : le score affiché en temps réel ou la pub en perspective pendant un match de rugby c’est de la réalité augmenté. Le média à surveiller c’est la télévision. »
Je parle pour ma part des conséquences sur l’immersion totale dues à des lunettes de réalité augmentée. Je parle des conséquences sociales de certains calques qu’il serait possible de créer. (et je ne suis pas le seul http://www.wassom.com/augmented-rea... )
Je parle des conséquences juridiques (http://www.wassom.com/augmented-rea... Ceci n’est qu’un exemple parmi les centaines d’autres cas qui peuvent se présenter, tant au niveau de la protection de la propriété intellectuelle, de la diffamation, du e-tag urbain, ....etc)
Des conséquences inattendues, qui sont propres à l’usage de la RA et n’ont rien à voir avec l’usage de la télévision.

Mais vous avez raison de me corriger quand je dis « la RA est une technologie », car j’avais volontairement simplifié...
Cordialement,
Pablo Grandjean

le Février 2012 vers 13 heures, Pablo Grandjean à dit :

Google lance ses lunettes de RA

En fait, ça va encore plus vite que prévu :

http://bits.blogs.nytimes.com/2012/...

Cordialement,
Pablo Grandjean

le Juillet 2012 vers 17 heures, itechOver à dit :

Shopping à realité augmentée

il y a aussi le shopping à réalité augmentée qui est développer actuellement par IBM et qui peut être consulté sur cette page :

http://www.tech-connect.info/2012/0...

site de itechOver
une question, une précision, un commentaire ?

  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)